Le soleil coule des cieux.
M’en veux ciseler pour toi
Cette profession de foi
D’un amour vécu à deux.

Mes cheveux dansent au vent,
Caressant ton cou gracile,
Avant d’effleurer un cil
Et de retourner ton sang.

Roide, le coeur
De l’aimé qui n’a pu
S’abreuver à mes lèvres.
Triste, demeure
A jamais qui n’a su
S’enflammer à ma fièvre.

Un rayon muse, complice,
Sur ce fin nez qui palpite
Chantant la joie qui t’habite
Au moment de nos délices.

Le soleil coule des cieux
Enrichissant d’une opale
Cette aurore boréale
Qui ondule dans tes yeux.

Reflet doré du sourire
Illuminant ton visage,
Ta joue marque d’un pli sage
Les extrêmes qui s’attirent.

Heureux, le coeur
De l’aimé qui a su
S’abreuver à mes lèvres.
Joyeux, demeure
A jamais qui a pu
S’enflammer à ma fièvre.

Alors s’en viennent à l’instant
De bien curieuses éphémères.
Tourbillonnantes et légères,
Tes mains planent sur mes ans.

© Marc Biderbost